Un peu d’histoire

Le passage du Gois, en Vendée, est un site unique au monde par son ampleur. Cette « route sous la mer » de 4150 m fut longtemps le seul lien entre l’île de Noirmoutier et le continent. Deux fois par jour, pendant une à deux heures, la mer se retire et ouvre à la circulation ce ruban de pavés et de bitume. Au point de rencontre de deux courants, le passage s’est constitué par l’apport de sédiments formant peu à peu un haut-fond. Lorsqu’il est franchi pour la première fois au 18éme siècle, ce n’est encore qu’un étroit chemin dans un milieu mouvant de vases et de sables.

un-peu-dhistoire-gois1 un-peu-dhistoire-gois2

un-peu-dhistoire-gois3Au milieu du 19e siècle, une ligne régulière de voitures à cheval assure la traversée. Balisée de place en place, la route sera empierrée à partir des années 1920. Un peu plus tard, la chaussée sera pavée au terme de travaux titanesques qui ne peuvent être réalisés qu’à marée basse.

Jusqu’à la construction du pont de Noirmoutier, en 1971, les heures de passage du Gois rythmaient la vie des communes riveraines de Barbâtre et de Beauvoir-sur-Mer. Au gré des marées, de jour comme de nuit, les convois de véhicules attendaient que l’océan leur ouvre la route. Avec un caractère imprévisible selon le coefficient de marée et la force des vents. Plusieurs accidents, cocasses ou tragiques ont marqué cette histoire.Encerclés par la mer, il arrive encore que des candidats à la traversée doivent abandonner leur véhicule pour trouver refuge dans des balises à cage devenues l’emblème de cette route qui est aussi un grand site naturel en passe d’être classé.